Date de sortie : 24 Mai 2006
Réalisé par : Sofia Coppola
Avec : Kirsten Dunst, Jason Schwartzman, Rip Torn
Film : américain.
Genre : Historique, Biographie
Durée : 2h 3min.
Année de production : 2005
Synopsis :
Evocation de la vie de la reine d'origine autrichienne, épouse mal-aimée de Louis XVI, guillotinée en 1793.
Au sortir de l'adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié, un univers frivole où chacun observe et juge l'autre sans aménité.
Mariée à un homme maladroit qui la délaisse, elle est rapidement lassée par les devoirs de représentation qu'on lui impose.
Elle s'évade dans l'ivresse de la fête et les plaisirs des sens pour réinventer un monde à elle.
Y a-t-il un prix à payer à chercher le bonheur que certains vous refusent ?
Mon avis :
Magique, qu’on lui reproche sa lenteur son manque de dialogue, ce film reste l’un des plus beau que j’ai vu jusqu'à présent, Kirsten Dunst interprète à merveille une jeune Marie Antoinette de 14 ans arrachée à son Autriche natal pour sceller l’union de deux royaumes. Elle y découvre des codes pompeux qui l’étouffent, elle cherche à s’attacher les faveurs de son monarque de mari mais ce dernier ne s’intéresse qu’aux serrures… Un portrait intimiste de cette reine devenue avec le temps icône, car mystérieuse… En sortant de ce film on ne peu que se poser la question ou est le vrai ou est le faux… Cette reine était elle arrogante, frivole et manipulatrice comme le décrive nos pavés d’histoire, ou n’a ton pas cherché à enjoliver la réalité pour satisfaire aux besoins du peuple et des idées républicaine…
N’oublions pas que Marie Antoinette n’a jamais été acceptée par les français ce depuis son arrivé sur le territoire, elle à conservée jusqu'à la fin son surnom de l’autrichienne.
Les longueurs du film son nécessaire ainsi que les plans sur les aliments, ne serais-ce que pour montrer la solitude de cette adolescente qui s’ennuie plus que jamais dans son carcan qu’elle n’a pas voulu. Elle fuit ce Versailles pompeux ; dans le jeu, la boisson, la nourriture, le shopping à outrance, sa liaison avec Hans Auguste Fersen pour oublier l’ennui qu’elle éprouve. Mais elle est ramenée à chaque fois sur le droit chemin par le comte de Mercy et sa mère l’impératrice d’Autriche.
Elle subira les quolibets, les humiliations de la cours et de la comtesse du Barry… Au final on ne découvrira la véritable Marie Antoinette que lorsqu’elle aura enfantée et fuira les codes archaïques de la cours en se réfugiant dans le petit Trianon, ou dans sa petite ferme. La elle deviendra réellement ce qu’elle est une femme, une mère… Elle n’y sera plus reine.
On ne peut s’empêcher de penser qu’elle est totalement désinformée de la situation en France tant ses courtisans lui tournent la tête, et ce fait ne sera que confirmée lorsque ses seules amies lui lirons les pamphlets sur ses dires et agissement.
On reste sur sa faim au final, Sofia Coppola ne s’est attachée à Marie Antoinette que jusqu’au moment de la fuite à Varennes… Et c’est certainement mieux ainsi, nous ne connaissons que trop bien la suite, de son enfermement avec ses enfants jusqu’à sa décapitation, son histoire de prisonnière a déjà été relatée dans de nombreux ouvrages et on l’à découvre humaine tout comme Sofia Coppola l’a rendue humaine.
Des décors somptueux, une B.O. décalée, une prise de vue intimiste pour se plonger dans la vie d’une reine hors du commun.
Néanmoins quelques anachronismes et erreurs de casting :
La présence d’un bal à L’opéra Garnier (commandé par Napoléon III),
une paires de converses glissées dans les chaussures de Marie Antoinette
Louis XVI ridiculement petit alors qu’il dépassait les 1.90m.